La privatisation mondiale de l’éducation : Jean Charest au service d’une élite mondialiste

« Il est temps pour le peuple québécois de prendre en main l’avenir de l’éducation au Québec et de l’arracher des griffes du secteur privé qui ne travaille que pour ses propres intérêts et que pour ceux d’une élite impitoyable assise confortablement tout en haut de la pyramide planétaire. Ceci nécessitera probablement la création d’un nouveau pays libre du mondialisme, le pays du Québec. »

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Trop héroïque

« Le problème, c’est que ton héros est beaucoup trop héroïque. » Et dire que certains déprimaient que les felquistes d’Octobre n’étaient pas assez héroïques. Trop ti-clins, pas assez blonds sans doute, ni assez bronzés, ni assez souriants aux dents blanches style pub de suppositoires, ni assez gonflés des biceps et des pectoraux comme les beach boys du cinéma américain. J’ai dû me laisser influencer inconsciemment. Voilà ce que c’est d’écouter les commentaires de Pierre, Jean, Jacques. Comme un chien fou  court après sa queue. J’ai dû me tromper. Moi qui croyais aimer De Lorimier parce que c’était un héros à hauteur d’homme. Moi qui croyais avec quelques autres que les héros ne sont pas des hommes ou des femmes extraordinaires mais des hommes et des femmes ordinaires placés devant des circonstances extraordinaires. Moi qui croyais, comme les vieux Espagnols, que la bravoure était une affaire de circonstances. « Un tel a été brave… tel jour » qu’ils disaient.

Mais voilà que je me suis trompé. Trop héroïque ! Je vais réécrire l’Histoire pour faire de De Lorimier un personnage plus conforme à notre tradition littéraire et cinématographique : un absent, une mitaine, une grosse plorine, un perdu, un ti-coune, une lavette, un Amable Beauchemin, une carpette, un pas de gosses, un flanc-mou, une moumoune, un colonisé jusqu’au trognon. Comme si le courage, la grandeur d’âme, la force de caractère nous étaient des valeurs étrangères. À moins que le problème ne soit ailleurs ? Dans le cerveaux des artistes qu’on met de l’avant et dans celui de ceux qui mettent de l’avant ces mêmes artistes ?

Pierre Falardeau, préface de 15 février 1839, Éditions Typo, 2011

Samouraïs - La prestigieuse collection de Richard Béliveau

Du 17 mai 2012 au 31 mars 2013

Bien connu au Québec pour ses travaux sur la prévention et le traitement du cancer, Richard Béliveau est non seulement professeur d’université, chercheur, auteur, conférencier et animateur, mais aussi un passionné de la culture japonaise et un grand collectionneur d’objets et d’œuvres d’art du Japon. Pour la première fois, Monsieur Béliveau a accepté qu’une partie de sa vaste collection soit exposée. Cette collection est l’une des plus importantes au monde, tant par la valeur historique et la rareté des pièces que par le nombre et la diversité des objets. 

Une collection exceptionnelle
L’exposition Samouraïs – La prestigieuse collection de Richard Béliveau mettra en vedette quelque 275 pièces dont des armures complètes incluant les casques, les masques et des vêtements, des lances et des sabres, sans oublier des objets utilitaires reliés à la vie et à la culture de ces guerriers : bols à thé, rouleaux de calligraphie et masques, des pièces très rares et peu souvent exposées. La collection de Monsieur Béliveau se caractérise par des pièces complètes, richement décorées, confectionnées avec des matériaux de grande qualité et réalisées par les plus grands maîtres de l’époque. Les objets présentés dans l’exposition constituent de véritables œuvres d’art. Ils proviennent surtout de l’époque Azuchi Momoyama, qui s’étend de 1573 à 1603, et de l’époque Edo ou période Tokugawa, qui débute vers 1600 et prend fin en 1868. Certaines pièces sont toutefois plus anciennes et datent du 13e siècle. 

Les samouraïs : des guerriers mythiques épris d’art
En plus de la valeur historique, ethnologique, culturelle et artistique des pièces exposées, la collection de Richard Béliveau nous fait découvrir l’univers fascinant de ces guerriers légendaires dont la vie était guidée par un code d’honneur axé sur le sens du devoir, ainsi que les valeurs qui les animaient, soit la force, l’humilité, la sensibilité, l’esthétique et la spiritualité. Bien connu pour leur héroïsme, les samouraïs étaient autant de grands guerriers que des mécènes qui ont permis le développement de l’esprit et de l’art japonais. La voie du sabre, c’est aussi celle du thé, des fleurs ou de la méditation. 

Au sujet de Richard Béliveau

Personnalité bien connue et appréciée au Québec, Richard Béliveau est docteur en biochimie, directeur du laboratoire de médecine moléculaire et chercheur au service de neurochirurgie de l’Hôpital Notre-Dame (CHUM). Chercheur émérite, il est l’auteur de plus de 240 publications dans des revues médicales à l’échelle internationale. Ses thèmes de recherche sont la prévention et le traitement du cancer. Il est l’auteur des livres à succès Les aliments contre le cancer, Cuisiner avec les aliments contre le cancer, La santé par le plaisir de bien manger et La mort, mieux la comprendre et moins la craindre pour mieux célébrer la vie. Monsieur Béliveau a été lauréat du grand prix du public 2006 du Salon du livre de Montréal en plus d’être nommé Personnalité de l’année 2006 du magazine L’actualité et personnalité du Québec du magazine Au Québec en 2007. Auteur, conférencier et coanimateur de l’émission Kampaï diffusée à Radio-Canada, Richard Béliveau voue une grande passion à la civilisation du Japon.